Les belges et la légion étrangère

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Description

Livre dédicacé par Joseph Debry, c’est sa photo sur la couverture

Joseph Debry part pour Ypres le 12 mai 1940, suite à un appel du Gouvernement belge, affiché et ordonnant à tous les jeunes gens de se rendre dans un C.R.A.B. (Centre de Réserve de l’Armée Belge).

Évacué le 18 mai à Bagnères-de-Luchon, il est rapatrié après la défaite française, le 15 août 1940. Un convoi les ramène en Belgique mais, arrivé à Vierzon, Joseph Debry quitte le train et gagne la zone libre à vélo.

Il passe la ligne de démarcation sans s’en rendre compte… et retourne à Luchon demander « l’asile politique ».

Il y passe l’hiver mais, le 15 février 1941, il est arrêté pour avoir tenté de passer illégalement en Espagne.

Le voilà « en tôle » à la prison Saint-Michel à Toulouse.

Comme il est interné politique, on le transporte au camp de Recibedon dans la Haute-Garonne, puis plus tard à Argelès-sur-Mer.

Il s’en évade mais est repris par la police de Vichy, dans le quartier du Vieux-Port à Marseille.

Menacé d’être « livré aux Allemands » de l’autre côté de la ligne de démarcation, il ne reste qu’une issue : un engagement à la Légion Étrangère.

7 janvier 1942

Il est au camp de Sainte-Marthe, à Marseille, d’où on le transporte au C.I.F.V. à Saïda, puis au C.I.M.M. à Aïn el Hadjar.

Le voilà au 1ᵉʳ Régiment Étranger d’Infanterie. Il s’y trouve le 8 novembre 1942.

« J’étais personnellement affecté à la C.I.C.S. (Compagnie d’Instruction des Cadres et Spécialistes) au Quartier Prudhon à Sidi Bel-Abbès. Dans la nuit, nous fûmes réveillés et… consignés au quartier pour 48 heures. Deux jours plus tard, quand le succès des Alliés fut confirmé, toutes les photographies du Maréchal Pétain qui occupaient la place d’honneur dans les bâtiments officiels (Allée d’honneur du monument aux morts de la Légion, grand quartier “Viennot”, mess des officiers, bureau du colonel Barre commandant le D.C.R.E.), disparurent en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire et furent remplacées par celles des généraux Weygand et Huntziger. Les chefs de bataillons, commandants de compagnies et de sections qui semblaient très loyaux à Vichy devinrent instantanément pro-alliés. Ils ne se montraient par ailleurs aucunement “gaullistes” mais acceptèrent d’être commandés par le général Giraud.

Par la suite, il est affecté au 1ᵉʳ bataillon du 1ᵉʳ R.E.I.

Ils sont embarqués dans un train militaire classique : des wagons à bestiaux pouvant contenir 40 hommes ou 12 chevaux.

Déposés à Constantine, ils rejoignent le secteur français en camion et à pied.

Joseph occupe alors le poste de tireur dans une équipe de mitrailleurs servant une Hotchkiss Modèle 1914.

Lieutenant : Pascali

Sergent : Bienvaux

Camarades légionnaires : Gouzot, Mazza, Ortega

Il ne participe pas aux opérations de janvier 1943 sur les pentes du Djebel Mansour car il est évacué à l’hôpital de Bougie.

Au début de février 1943, il retourne à Sidi Bel-Abbès pour être remis à la disposition des Forces belges de Grande-Bretagne.

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